Son Patrimoine

La Chapelle et sa Grange aux Dimes

La Ferme Maquin

Le Patrimoine disparu :

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LA CHAPELLE ET SA GRANGE AUX DIMES

Le prieuré, fondé par des moines bénédictins de l'abbaye Sainte-Colombe de Sens, est cité dans un diplôme de 827 décrivant l'archevêché de Sens. Il représente une seigneurie importante de Châtenay, appelée la Chapelle Notre-Dame-sur-Seine, qui a droit de haute, moyenne et basse justice et de tabellionnage. Vers 1300, Simon de Beaulieu, membre de la maison de Châtillon, confie le service de la paroisse aux moines. Les revenus du prieuré sont aux deux tiers pour les moines et au tiers pour l'abbé. En 1712, l'abbé loue sa part et son droit de pêche dans le petit bras de Seine, la rivière passant au pied du bâtiment de la basse-cour. Des dépendances du prieuré, seule subsiste la grange aux dîmes ; le moulin à eau, utilisé jusqu'au début du XXe siècle, a été rasé.

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EGLISE DE SAINT-ETIENNE

Une chapelle existe déjà sur ce site dès le VIIè siècle. Au XIVè siècle, Châtenay est érigée en paroisse, la chapelle initiale est démolie, et, sur son emplacement, une église, avec cure, dédiée à St Etienne est construite en 1387. Elle se composait du sanctuaire et du chœur, ayant 10 mètres de long sur 6 de large. Le prieur de La Chapelle fit bâtir une chapelle au nord, et le seigneur de Châtenay une autre à l'ouest ; ces chapelles étaient éclairées au nord par des fenêtres ogivales, divisées par meneaux et trèfles. Au midi, on ouvrit deux fenêtres parallèles pour éclairer le sanctuaire. Enfin, les habitants construisirent une nef de 14 mètres et un porche extérieur en prolongement du chœur.

Comme nos autres églises, celle de Châtenay fut bien des fois dévastée par des troupes de passage. En 1587, l'édifice ayant été fortement endommagé par les armées de Condé, on dut reconstruire le bas-côté nord, et effectuer des restaurations partielles. Le clocher est édifié en 1636. En 1679, elle menaçait de s'écrouler ; on cessa d'y célébrer l'office et on dut aviser à la reconstruire. D'importants travaux sont entrepris, notamment pour la couverture de la nef. Les seigneurs consentirent de nouvelles concessions de terrains vagues au profit des habitants pour les faire concourir aux travaux ; de leur côté, les religieux de SainteColombe recueillirent des offrandes, au moyen des reliques de Saint-Loup que l'on porta dans toutes les paroisses du diocèse.

Cette quête fut très fructueuse, et, réunie aux ressources des habitants, on fit l'achat d'une grande quantité de matériaux : on rebâtit des murailles, le pignon du chevet et celui de l'ouest, de grosses colonnes cylindriques ornées de quelques doucines aux chapiteaux remplacèrent les colonnettes ornementées d'autrefois on peut y voir encore quelques modillons en cul-de-lampe soutenant la retombée des nervures, qui donnent une idée assez avantageuse de ceux qui ont été détruits. En 1744, lors d'une seconde campagne de restauration, la tour du clocher a été consolidée.

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LA FERME MAQUIN

Cette demeure s'élève probablement à l'emplacement d'une ancienne motte castrale. Elle est alors protégée au nord par le ru de Suby et au sud par la Vieille Seine. La seigneurie de Châtenay appartient pendant un temps à la famille Turgot. L'un de ses membres, Michel-Étienne, est prévôt des marchands de Paris de 1729 à 1740. Son fils, Anne-Robert-Jacques Turgot (1727-1781), est intendant en 1761, contrôleur général en 1774 puis ministre des Finances de Louis XVI : passionné de sciences et constamment à la recherche du bien public, il possède une âme forte que rien ne peut écarter de la justice. En 1769, le château est affermé avec plus de 542 arpents à un membre de la famille Macquin, d'origine écossaise. La demeure appartient désormais à ses descendants.

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LE LAVOIR DE LA CHAPELLE

Le lavoir de La Chapelle : construit dans les années 30, ce lavoir situé le long de la Vieille Seine avait la particularité d'avoir un plancher mobile mu par deux palans afin de le régler en fonction de la hauteur des eaux de la rivière. Le Garde-Champêtre y passait quotidiennement afin d'ajuster ce plancher pour que les lavandières gardent les pieds au sec.

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LE LAVOIR DE CHAUPRY

Le lavoir de Chaupry : c'est un lavoir à impluvium, alimenté par les eaux de pluie grâce à sa toiture à 4 pentes inclinées vers l'intérieur du bassin et est également alimenté par la source de Chaupry. Le trop-plein d'eau se déverse dans le ru de Suby.

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LA GARE

La gare de Châtenay était située sur la ligne de Montereau à Flamboin, et date de 1848. Longue de 28 kilomètres, elle relie la ligne de Lyon à la ligne de Belfort où elle dessert les stations de Noslong, Châtenay, Vimpelles, Les Ormes et Flamboin. Le 8 avril 1848 la ligne était mise en service. Il y avait trois trains par jour, mais aucun train de nuit. Une voie de garage, le long du hangar permettait le chargement et le déchargement des wagons de marchandises. Dans toutes les gares de la ligne, les carreaux de faïence couvrant les murs, ainsi que les carrelages provenaient de la faïencerie de Montereau. La gare de Châtenay a été détruite le 29 août 1989, mettant fin à 141 ans d'histoire.

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LE MOULIN DE LA CHAPELLE

 Dans le paysage Briard, le moulin était une image familière. Sur cette terre aux moissons fertiles, on a pu en dénombrer environ 600, avec leur énorme roue à aubes actionnée par le courant de la rivière ou par un bief de dérivation. Avec leurs dépendances, grange, remise, écurie, étable, certains moulins ressemblaient à des fermes. Un grand nombre de moulins à eau fonctionnaient encore au XIXe siècle. 

Au début du XXeme siècle, une laiterie dépendant des Fermiers Réunis était établie dans le moulin de La Chapelle, et dont la roue en était le moteur principal. 

Cette magnifique bâtisse a été détruite le 2 février 1995.

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